Madame Pas Contente

Les péripéties de la vie...

~~ Un p'tit coup d'oeil dans le grenier ? ~~

11 juillet 2007

Fous ou Farfelus ?

Pris sur le vif.

Les enfants (ou peut-être seulement les miens) ont parfois des idées de jeux qui vous étonnent un peu…

Un jour, j’ai surpris des dialogues, me donnant à penser qu’un château fort du moyen âge était attaqué dans la pièce à côté. Ca donnait ça, juste avant que je sois prise à partie :

-       Fille 1- Je vais prendre d’assaut le château. Je vais enfoncer la porte avec mon bouc (sic). NDLR : elle voulait bien sûr dire -vous aviez compris- un bélier, qui en l’occurrence était représenté par un manche à balai. Achetez des jouets aux gosses, ils feront leurs meilleurs jeux dans un carton d’emballage ou une panière à linge  !...

-       Fille 2 - Ton bouc ? Tu vas voir ! 

-       Fille 1-???!!! Mamaaaaaaaaaaaan ! elle m’a pris mon bouc ! c’est pas juste ! j’allais gagner, et quand elle a vu ça, etc.etc.etc… 

-       (Moi) Calme-toi, elle va te le rendre 

-       Fille 2- Noooooooooon, je le rendrai pas, il est à moi ce bouc maintenant !

-       Fille 1- Ouinnnnnnnn

-       (Moi) C’est pas grave, tu n’as qu’à prendre un autre bouc

-       Fille 1- Et où tu veux que j’en prenne un autre bouc, hein ?

-       (Moi,) Ben, dans le placard à boucs, voyons !

Et c’est comme ça que pendant des années, on n’a plus jamais appelé le placard à balais autrement que le placard à bouc.

Entre le placard à bouc, l’égyptien, et bien d’autres locutions familiales bizarres, au moins ça donnait à ma plus jeune sœur de quoi distraire ses enfants, en traduisant en français notre langage farfelu.

Mais ce que je préfère, c’est l’expression de ravissement gourmand qui se peint sur le visage de mes filles en répondant « oui » quand quelqu’un leur dit « elle est folle, ta mère !»

SmileyCentral.com

Posté par Old Trum Trum à 19:52 - OTT Stories - [8] pensées profondes (ou pas)
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18 décembre 2006

Mon voyage en Australie - 1

L’aventure a commencé, quand ma fille cadette et son kéri (que vous connaissez en tant que Tatie Betty et Tonton Callaghan, mais que d’autres appellent Loulette et Tilou ) m’ont proposé avant leur départ du tour du monde de venir les rejoindre en Australie, pour descendre en 15 jours la côte Est de Cairns à Sidney, le long de la Grande Barrière de Corail, en camping car. Bien évidemment, j’ai accepté tout de suite, pensez-donc :
1- revoir ma petite après plus de six mois d’absence
2- en Australie !
3- en camping car, dont je suis une fan inconditionnelle. Mes parents (Mamie Tornade et AGP) en ont eu un, et pendant une dizaine d’années, ils me l’ont prêté tous les ans à Pâques, ce qui m’a permis de faire des voyages inoubliables avec mes filles, dans plusieurs coins de France et même jusqu’au Portugal ou à Londres.

La préparation d’un tel voyage et l’attente sont déjà une partie du plaisir. J’en ai passé du temps sur Internet, avant de choisir mon trajet et de réserver notre home à roulettes. L’attente se transforme en excitation au fur et à mesure que la date approche, et soudain, on y est. Mamie Tornade et AGP se déplacent tous les deux pour me conduire à l’aéroport au petit matin, et c’est parti. Première escale : Paris. Puis un vol Paris-Hong Kong, puisque j’avais choisi des horaires me permettant de passer une journée d’escale dans cette ville que j’avais bien aimée, lors de mes 2 séjours de l’an dernier, quand Loulette et Tilou y étaient installés, pour travailler dur et gagner l’argent de ce tour du monde. Arrivée là, je retrouve mes marques, je prends le métro, propre et pratique, et mon premier arrêt est pour le Temple Wong Tai Sin, et son Jardin des Souhaits, où mes précédents vœux se sont réalisés. Quelle chance : je tombe en plein sur une fête. Tout est entièrement décoré de lanternes, de personnages et d’animaux existants ou mythiques, réalisés en soieries multicolores, tendues sur des armatures métalliques. L’allée principale est flanquée à droite d’un dragon d’environ 20 mètres de long auquel fait face une composition de la même taille, à base d’oiseaux bigarrés. C’est spectaculaire ! Le jardin des souhaits est garni à la limite de l’encombrement de ces personnages et animaux, regroupés en saynètes vivantes. Mais je ne me laisse pas détourner de mon but, et je mène à bien ma promenade , ma prière et mon souhait (dont les effets sont à long terme, donc rien de spectaculaire dans l’immédiat, mais je vous tiendrai au courant). Puis je poursuis mon programme, et ses quelques étapes, dont une des plus pittoresques et animées est la visite au Ladies Market, caverne d’ali baba où je fais le plein de petits cadeaux et de chinoiseries. Enfin retour à l’aéroport, et embarquement pour le Hong Kong – Sydney, avec une deuxième nuit en avion. A l’arrivée, pas de mauvaise surprise : les bagages ont suivi, et même s’ils sont enregistrés sur la destination finale, Cairns, je dois les récupérer pour passer la douane en personne avec eux. Les files sont longues mais j’ai de la chance et je passe les formalités rapidement et sans encombre, (pas comme certains !). En passant au comptoir, j’en profite pour enregistrer le sac supplémentaire rempli de mes achats Hongkongais puis le bus me dépose au terminal des vols nationaux. Je règle ma montre, le décalage horaire est alors de 10 heures, et je traîne en salle d’embarquement pendant les quelques heures qui me séparent de mon dernier vol, le Sydney Cairns. Celui-ci est agité, j’ai faim mais il faut attendre la fin des turbulences pour le service. Surprise : le vol dure une heure de plus que ce que je croyais, car je découvre un décalage horaire d’une heure entre ces deux villes. Et puis je débarque. Le hasard a synchronisé mon vol avec celui des enfants et voilà que j’entends la voix de ma petite, je la vois, nous courons l’une vers l’autre et nous nous enlaçons. Bien sûr, j’y vais de ma petite larme, mais passons… Je retrouve ma fille bronzée, amincie, magnifique, et son chéri chevelu, barbu, et lui aussi aminci et bronzé. Ca leur réussit ce tour du monde, ils sont en pleine forme.

Voilà, je suis de l’autre côté de la terre, la tête en bas mais je ne sens rien de spécial, et nous allons passer notre première nuit dans une sorte d’auberge de jeunesse, avant d’aller récupérer le camping-car demain. Ca aussi, c’est une première pour moi. Ce sont des chambres partagées, Loulette et moi d’un côté avec une autre jeune fille, dans une chambre sobre et propre, et Tilou est casé dans une chambre où deux occupants ont mis un bazar indescriptible avec des vêtements déballés partout, impossible de mettre un pied ! Mais bon, c’est pour une nuit.  On va dîner en ville, dans un restau sympa, avec de la musique, où on se présente avec le ticket-repas inclus dans la nuitée, qui donne droit à un plat de pâtes ou mieux si supplément. On assiste à la fin d’une démonstration de musique et danse typiques donnée par quelques aborigènes sur la place voisine, on visite quelques boutiques et le marché de nuit (nous sommes donc dans une ville touristique) et nous rentrons agréablement, en suivant le bord de l’eau. Voilà, je suis contente, et moi qui suis grand-mère je passe ma première nuit dans une auberge de jeunesse !

… à suivre

Posté par Old Trum Trum à 19:31 - OTT Stories - [9] pensées profondes (ou pas)
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20 juin 2006

Le Jardin des Souhaits

En 2005, je suis allée 2 fois en vacances à Hong Kong.

Je vois d'ici le Tollé général : Quoi ? Non mais pour qui elle se prend, OTT ? Elle n’écrit pas pendant deux mois et elle revient pour nous faire de l’esbroufe ! En plus, elle est complètement fêlée : personne ne va deux fois en vacances à Hong Kong dans la même année !

STOP, je vous explique : j’ai une deuxième fille. Celle dont Mamie Tornade pensait qu’avec une telle relation fusionnelle elle ne quitterait jamais mes jupes et resterait avec moi « comme une moule accrochée à son rocher », mais qui en fait a quitté le cocon familial à 17 ans, d’abord pour la Ville voisine, puis pour la Capitale, et ensuite pour l’autre Bout du Monde. Et en 2005, pour voir ma « moule » deux fois dans l’année, je me suis déplacée 2 fois en Chintokie.

Pour tout dire, j’ai beaucoup apprécié Hong Kong. Les jours où ma fille et son kéri étaient pris par leurs obligations professionnelles, je partais visiter des sites sélectionnés sur le guide, et c’est comme ça que je me suis retrouvée un jour dans l’enceinte d’un grand temple taoïste coincé entre une 4-voies et une forêt de gratte-ciels, avec un genou très douloureux à cause de l’entorse gagnée au ski quelques mois auparavant, que je croyais guérie à force d’immobilisation suivie de séances de kiné mais que mes pérégrinations touristiques avaient sacrément réveillée. Et me voici boitillant entre les diseurs de bonne aventure, les jeteurs de bâtonnets, les planteurs d’encens par pleines poignées, les fidèles priant avec un mouvement oscillatoire vertical continu, et les différents pavillons, autels, statues et sculptures dorées ou émaillées, où malgré des yeux écarquillés, on se dit qu’on n’aurait pas assez d’une vie pour remarquer tous les détails.

Et j’arrive devant le portillon du « Jardin des Souhaits ». Je mets tout à fait volontairement mes 2 $ (environ 20 centimes d’Euro) dans le tronc placé à l’entrée, et je claudique sur le chemin qui serpente d’un pavillon à l’autre, semé de ponts, de rocailles, de cascades, de bassins à tortues, carpes chinoises et nénuphars, etc.etc., en expliquant silencieusement à Celui en qui je crois que je sais où je suis, que si je respecte profondément toutes les croyances je sais que celle-ci n’est pas la mienne, mais que puisque je suis dans le Jardin des Souhaits, ça m’arrangerait bien s’il pouvait faire quelque chose pour mon genou douloureux et handicapé, car là, ça tombe vraiment mal.
Bref, le lendemain matin, je n’avais plus aucune gêne ou douleur au genou, et ce n’est pas revenu depuis.

Six mois plus tard, lorsque je suis revenue à Hong Kong en compagnie de ma sœur, et que je lui ai servi de guide (forte de ma 1ère expérience), nous sommes allées visiter ensemble le Jardin des Souhaits. Là, je n’avais bien sûr plus rien à demander pour moi, je me trouve actuellement comblée par la vie. Mais on ne va pas gâcher un souhait, n’est-ce pas Aladin ? Alors j’ai demandé au génie de la lampe à Celui de d’habitude un petit geste pour Madame Pas Contente, pour que la vie lui soit plus douce…

Maintenant, je me pose des questions. Il me semble que depuis quelques temps, Madame Pas Contente a un peu moins qu’avant l’occasion de sauter à la gorge des Pintades, des Employés incompétents, des Collègues indélicats, des C*ns en général, des fournisseurs d’accès, etc... Monsieur Casse-Pied ne s’est rien cassé depuis 6 mois. Le Troll fait des vrais bisous. Même Mamie Tornade aurait mis du calme dans sa météo…Alors quoi ? Aurais-je porté atteinte à son fonds de commerce avec mes meilleures intentions du monde maternelles ? Ou est-ce juste une impression ?

Je vais retourner à Hong Kong en fin d’année, pour un stopover d’une journée même pas obligatoire en allant rejoindre ma fille petite (à qui j’irai souhaiter son anniversaire en Australie ! y en a qui ne sentent pas le renfermé !). A votre avis, je retourne au Jardin des Souhaits ?

Chinese New Year

Posté par Old Trum Trum à 18:28 - OTT Stories - [9] pensées profondes (ou pas)
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22 avril 2006

AGP

Aujourd'hui, nous allons mettre à l'honneur celui que Madame Pas Contente a un jour désigné sous le sigle AGP (comme Arrière-Grand-Père), c'est à dire son grand-père, mon père et accessoirement le mari de Mamie Tornade.

AGP a une grande part de responsabilité dans l'hérédité de Madame Pas Contente, c'est lui le maître du sacarsme, du jamais-contentisme, du paroxysme du bon mot qui tue, du semage de zizanie, et son sport favori est de faire marcher les gens. Bien évidemment, avec un tel palmarès, il s'est fâché une ou plusieurs fois avec tous ceux qu'il a rencontrés, sauf avec sa descendance, car comme nous le pratiquons dès la naissance, nous savons que tout cela est un jeu et rien qu'un jeu. Il faut le voir, d'ailleurs, quand ses canulars ou ses plaisanteries ont bien fonctionné : il est alors pris d'un fou-rire silencieux, le visage plissé et les épaules tressautantes. Il jubile.

Mamie Tornade, qui pourtant le pratique depuis longtemps puisqu'ils ont déjà fêté leurs noces d'or, se laisse encore parfois prendre au piège, c'est la rançon de sa candeur et de sa naïveté, qui ne pourront pas faire le poids en face d'un tel retors pervers. Par exemple, elle me téléphone un soir, se confond en excuses et me supplie de la pardonner. D'après elle, après ma visite éclair de fin d'après midi, je serais partie fâchée en me plaignant d'avoir été mal reçue, car elle ne m'aurait pas offert  le thé ! Je flaire immédiatement l'embrouille, car je ne suis pas du tout du genre à faire des histoires, et je suis encore libre de me faire du thé chez mes parents si j'en veux, etc. Alors je l'interromps (sinon elle en a pour des heures), je lui demande qui lui a raconté ça. Quand elle répond "ton père", il suffit que je lui dise "et tu l'as cru ?" pour qu'elle comprenne qu'elle venait une fois de plus de se faire avoir. Je pense qu'elle a dû le traiter de tous les noms d'oiseaux, et qu'il a pris cela tout à fait stoïquement, comme une punition méritée, que le plaisir d'avoir a-demi réussi son canular compensait amplement. L'idéal aurait été qu'on se fâche pour de vrai, ou que chacune de notre côté pensions que l'autre était fâchée... Mais non, on ne me la fait pas à moi. Old Trum Trum n'arrive pas du dernier convoi de choux fleurs.

A part celà, AGP qui adore qu'on le fête le 18 avril, jour de la St Parfait ! a une prédilection pour les sentences choisies, délivrées avec à-propos. Je me suis amusée à comparer certains commentaires faits dans les autres familles voisines et dans la mienne :

- chez certains, celui qui bafouille, a droit à une version plus ou moins expurgée du célèbre "Dégueule tout, on triera ensuite". AGP, lui, préfèrera vous réciter doctement : "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément"

- chez certains, un commentaire un peu négatif attire un "t'as qu'à faire mieux si t'es capable". AGP vous répondra "la critique est aisée mais l'art est difficile.

- chez certains, l'excuse enfantine qu'on a tous pratiquée en disant "c'est pas ma faute, j'ai fait comme X" vous vaut immédiatement un "et si X se jette dans un puits, tu t'y jettes aussi ?" Et AGP demandez-vous ? Il vous délivre un somptueux "Quand sur une personne on prétend se régler, c'est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler". (Je l'aime tellement, celle-là, que je l'ai ressortie à une de mes collaboratrices qui essayait de m'expliquer que oui, elle était nulle, mais que sa voisine était pire.)

AGP aura toujours le dernier mot. Un jour où (sans raison valable bien sûr) il me reprochait d'être mal élevée, j'ai pensé le moucher en rétorquant que mes parents n'avait qu'à s'en prendre à eux-mêmes, puisque ce sont eux qui m'avaient élevée. Et là, du tac-au-tac, j'ai eu droit à "Nous t'avons donné une excellente éducation dont tu n'as su tirer aucun profit !". Croyez-moi, on s'incline devant du grand art comme ça.

Voilà pourquoi, j'aurai toujours un profond respect et une sincère admiration pour les faux méchants, quand ils sont drôles et ironiques. Ca vous rappelle quelqu'un ?

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NB : Et le gros avantage de ceux qui ont pratiqué AGP est l'absence de susceptibilité. On peut vous dire n'importe quoi, vous n'êtes jamais vexé, car vous ne prenez pas les choses pour argent comptant. Vous les considérez avec esprit critique, et vous en évacuez tout ce qui est du domaine de la méchanceté gratuite ou drôle. Et quand on est bien "Cassé" (comme dit  Bryce de Nyce ou John From-The-Garden), on peut en rire avec l'auteur, car on ne l'a pas pris "personnel". C'est-y pas bien pour la confiance en soi, ça ?

Posté par Old Trum Trum à 20:51 - OTT Stories - [8] pensées profondes (ou pas)
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10 mars 2006

Madame Pas Contente : une carrière précoce

Oui, Madame Pas Contente est entrée très précocément dans la carrière. D'abord parce qu'elle a parlé très tôt, et tout de suite parfaitement, (contrairement au Troll qui est un moulin à paroles mais massacre tous les mots), mais surtout parce que son caractère et sa personnalité étaient livrés d'origine, tout comme l'ironie et l'humour. Quelques exemples kamikazes de traumatismes qu'elle a infligés à son entourage, pour vous, ses lecteurs, au risque de me faire définitivement éjecter de son blog par représailles :
- "Ca va pas, je monte pas dans cette voiture ! j'ai pas envie de me casser la binette !" (vers 2 ans)
- "Au secours, Mamie, viens me sauver !" ==> sortie en hurlant sur le palier (j'avais oublié de fermer à clé) contrariée parce que je lui avais refusé des bonbons.
- "C'est bizarre, votre fille ne fait jamais ce que je demande. Quand la classe fait de la peinture, elle va jouer sur le tapis, quand on chante, elle va faire de la peinture, etc. etc." (la maîtresse de 1ère année de maternelle)
- "T'as entendu ce que tu viens de me dire, maman ?" (vers 3-4 ans, je râlais pour des miettes de goûter sur une moquette marron foncé qui ne pardonnait rien, et venais de dire : il faut goûter à la cuisine, la salle à manger c'est pas fait pour manger)
- Un petit papier, avec trois petits dessins (vers 4-5 ans, elle ne savait pas écrire, ce jour-là elle était fâchée et avait décidé de ne plus nous parler, mais tenait à nous faire savoir sa façon de penser), représentant un sourire barré, un coeur barré, une bouche barrée, se lisant "plus de sourires, plus de calins, plus de bisous" ! Créatif, dans la menace.
- " Je voulais savoir si vous montez votre fille contre moi ?" (la maîtresse du CP, traumatisée)
- " Dans ma classe, ya une fille qui s'appelle MPC, elle sait tout !" (propos rapporté par la maman d'un garçon de ce CP)
- " Je vous en prie" (Mme Pas Contente, âgée d'environ 12-14 ans, venait de se faire bousculer accidentellement par une cycliste adulte, qui se confondait en excuses. Mais cette réponse polie et magnanime a été faite avec un tel regard noir et glacial qu'il démentait toute absolution, et nous avons vu la dame se liquéfier sur place. A mon avis, elle est toujours sous Prozac. Quand à nous, nous nous demandons encore comment des yeux verts peuvent donner un regard aussi noir.)
- " Quel mot t'as pas compris dans va-t'en ?" (celui-là est beaucoup plus récent, mais tellement savoureux, efficace et définitif que je ne résiste pas !)

Bref, vous avez compris, je reste la fan N°1 éternellement et inconditionnellement.

Posté par Old Trum Trum à 08:50 - OTT Stories - [12] pensées profondes (ou pas)
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22 février 2006

Une tare familiale

Notre famille du côté maternel est affligée d’une curieuse tare, un défaut qui se transmet de génération en génération.

Il consiste à dire un mot pour un autre, et surtout un nom pour un autre, sans s’en rendre compte dans la plupart des cas. Dans d’autres cas, on garde les idées parfaitement claires, on sait très bien ce qu’on veut dire, mais curieusement, ce qui sort n’a rien à voir !

Cela créée bien sûr des situations cocasses. Vos interlocuteurs ont du mal à vous comprendre, et ça vous énerve car vous les trouvez bouchés et eux vous trouvent au mieux bizarre, au pire intellectuellement dérangé, voire Alzheimer…

Le plus ancien exemple que je connaisse remonte à ma grand-mère. Oui, la mère de Mamie Tornade ou l’arrière grand-mère de Mme Pas Contente. Sa spécialité était la confusion des prénoms masculins. Elle avait un domestique (c’était au tout début du siècle précédent, à une époque où ça se faisait…) qui s’appelait Sébastien. Quand elle avait besoin de lui, elle appelait depuis le 1er étage, elle dévidait en chapelet tous les prénoms masculins de sa famille : ses nombreux frères, son mari, son fils, mais comme ça ne voulait toujours pas sortir, elle finissait par un tonitruant « Sébastopol ! »

Mamie Tornade, à la génération suivante, a dû être touchée par la baguette de la même fée. Une de ses principales victimes a été sa fille Fn°3 (ma plus jeune sœur, je suis Fn°1), qui pendant une dizaine d’année a été systématiquement appelée par le prénom de sa sœur (la Fn°2) puis par celui de Mme Pas Contente, qui venait de naître pour tout embrouiller. On ne peut pas en vouloir à Mamie Tornade, et ma sœur n°3 lui pardonne volontiers, parce que c’est le nom de son petit frère qui lui vient immédiatement à l’esprit pour hurler sur son fils quand il fait une bêtise.

Ce n’est pas la seule de ma génération a perpétuer la tare. Chez notre frère aîné, les 2 filles ont longtemps cru qu’elles s’appelaient « Toi là-bas comment tu t’appelles fais pas ça ». Et il parle de sa femme en utilisant mon prénom.

Mais je suis quand même une des plus atteintes. Un peu pour les prénoms : j’ai eu un collègue de travail qui m’a dit « je t’en prie, appelle-moi Georges » un jour où sans m’en rendre compte je l’avais appelé d’un prénom qui n’était pas le sien. Puisqu’il avait le sens de l’humour, toute la société s’est mise à l’appeler Georges. Beaucoup pour les mots de tous les jours, et certaines de mes « déviations » à mettre sur le compte de la fatigue, sont restées dans le vocabulaire familial. Mes filles ont toujours été très compréhensives, et on en avait fait une sorte de jeu de devinettes. Aussi, quand je sentais que le mot qui venait n’était pas le bon, je ne faisais pas l’effort démesuré de le retenir pour le remplacer, je comptais sur la vivacité de mes interlocutrices, qui ne m’ont jamais déçu. C’est ainsi qu’elles ont facilement décodé :

« Une toile d’araignée » en « une taie d’oreiller »

« Mange au moins un Egyptien » en « mange au moins un yaourt », phrase destinée à Mme Pas Contente, qui comme d’habitude ne mangeait rien et fredonnait à table le célèbre « walk like an egyptian »…(Pendant des années, plus personne chez nous n’a appelé un yaourt autrement qu’un Egyptien, tu parles d’un langage codé !)

pour ne citer que quelques exemples.

Madame Pas Contente a déjà eu l’occasion de constater qu’elle suivait dignement les traces de ses ancêtres sur ce point. Nous sommes fières que la lignée se perpétue, car même si ça embête les autres, nous avons beaucoup d’indulgence et de sympathie pour notre propre tare.

Posté par Old Trum Trum à 21:04 - OTT Stories - [24] pensées profondes (ou pas)
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05 février 2006

Old Trum Trum, la clé du mystère

A la demande générale, je vais lever le voile sur le mystère de mon surnom : Old Trum Trum.
Ce surnom m'a été donné par Madame Pas Contente, à l'époque de son adolescence, quand c'était une rebel rebel : c'est tout simplement une traduction en djeun's (et avec un fond de tendresse niée, car elle avait une réputation à tenir), de l'irrévérencieux "Vieux Trumeau !".

Quand on précise que je fus une mère teenager, on peut imaginer que me faire traiter de vieux trumeau était vraiment l'insulte filiale la plus anodine. Je n'hésitais jamais à évoquer en retour la future vision de nous deux dans la même maison de retraite, elle agée de 75 ans et moi de 94, et à prendre des paris sur nos états de décrépitude respectifs. L'auto-dérision et le sacarsme ont toujours fait partie de la famille.

Maintenant que je suis grand-mère, et que ma fille aînée m'autorise à mettre mon grain de sel dans son blog, j'assume avec fierté, voire je revendique mon surnom de Old Trum Trum. Un jour, il faudra demander à Madame Pas Contente pourquoi et comment elle a choisi le sien, même si c'est assez évident...

Posté par Old Trum Trum à 19:17 - OTT Stories - [7] pensées profondes (ou pas)
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28 janvier 2006

Mamie Tornade est péremptoire !

Je suis sûre que les lecteurs de Madame Pas Contente aimeraient en savoir davantage sur Mamie Tornade, qui a été évoquée à de nombreuses reprises sur ce blog.
Je re-situe, pour ceux qui n’ont pas suivi tous les épisodes : Mamie Tornade est l’arrière grand mère du Troll, la grand mère de Madame Pas Contente, et incidemment, ma propre mère.
Mamie Tornade a toujours été d’une vivacité remarquable, ce qui a dû lui être très utile dans la vie, puisqu’elle a eu et élevé 5 trolls. Mais c’était certainement un trait de caractère d’origine. En effet, par une indiscrétion familiale, nous avions un jour (nous ses enfants) appris incidemment qu’elle avait dans sa jeunesse refusé une demande en mariage d’un jeune homme suisse extrêmement fortuné. Lorsque nous lui avons demandé des comptes (on aurait bien aimé vivre en zilliardaires), elle nous a répondu: c’était pas possible, il était trop lent !
Mamie Tornade a toutes les qualités et tout le monde l’adore. Parlons aujourd’hui de son don pour la pâtisserie. Elle avait toujours été douée pour nous régaler de ses gâteaux, puis un jour, pour la fête des mères, on a eu l’idée de lui offrir un livre de Lenôtre. Bien nous en a pris. Après cela, elle s’est mis a faire des recettes de plus en plus sophistiquées et délicieuses, et sa touche de déco personnelle transformait ses chefs d’œuvre pâtissiers en œuvres d’art.
Au début de cette évolution, quand elle apportait des gâteaux à tomber par terre, elle était toujours insatisfaite de ne pas avoir atteint son objectif de perfection, et commençait toujours par nous dire que c’était un peu raté. C’était devenu une private joke. Pendant des années, on n’a pas pu déguster ses desserts sans lui demander si ce n’était pas un petit peu raté ? Rassurez-vous, elle a le sens de l’humour.
Une année, pour un repas de famille à Pâques, elle nous a fait un gâteau somptueux, avec toute une décoration en nougatine (le tout fait maison avec amour bien sûr). Au moment du dessert, elle a servi le gâteau, puis est repartie dans sa cuisine, pour partager la déco de nougatine. Elle est revenue quelques secondes plus tard (pas plus, c’est une tornade, rappelons-nous), avec son plat de morceaux de nougatine, a fait brièvement le tour de la table, en énonçant, péremptoire et sans reprendre sa respiration : Toi, t’aimes pas ça, toi il t’en faut pas, toi t’es au régime, toi t’as mal aux dents, etc. etc., et dans la seconde qui a suivi, elle était de retour dans sa cuisine, avec son plat intact et ses meilleures intentions du monde, sous nos concerts de protestations !
Croyez-moi, on a eu notre nougatine ! et la litanie « toi, t’aimes pas ça, toi etc… » est restée dans l’histoire familiale, comme une gentille mise en boîte, et surtout une assurance contre la privation de gourmandises maison.

Ca n'a pas pour autant guéri Mamie Tornade de sa manie d'asséner des opinions péremptoires, (demandez à Madame Pas Contente, sa victime préférée), mais ça, c'est une autre histoire...

Posté par Old Trum Trum à 14:30 - OTT Stories - [6] pensées profondes (ou pas)
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15 janvier 2006

La contribution de Old Trum Trum

Moi, j'ai la chance de connaître le Troll en vrai. Madame Pas Contente me le prête parfois le weekend, car comme je suis une très très très jeune grand mère, je bosse encore toute la semaine.
Heureusement que Mamie Tornade a bon pied, bon oeil et bonne voiture pour pallier mes défaillances.

Le Troll est, comme chacun sait, exceptionnel. En bien la plupart du temps, mais attention, il se transforme en Gremlin si on lui donne de la viande après l'heure du déjeûner. J'en ai fait les frais, un soir, où je l'avais laissé piocher dans les rondelles de saucisson destinées aux adultes. Un vrai diable de Tasmanie, je vous laisse imaginer le cirque.

Mais la plupart du temps, il se conduit de manière plus civilisée. Il s'est découvert une passion : regarder des photos de famille sur mon ordinateur, et reconnaître les gens. Les premiers temps, il se contentait de s'exclamer "Papa" ou "Maman" l'oeil mouillé et la voix tremblante, en mettant les mains sur ses joues l'air de dire : "c'est trop de bonheur, je vois mes parents que j'aime !". Puis il s'est mis à reconnaître les autres personnages, et à apprendre les noms de ceux qu'il ne connaît pas mais qui l'intéressent. Je pense notamment à Allison, une très jolie cousine de sa maman, qui a droit à "A'hi'ho'" dès qu'elle apparaît, alors qu'il ne l'a pas vue depuis son baptême (il avait alors 5 mois). La prononciation reste approximative, mais il fait des efforts.
Et puis le week end dernier, alors qu'on sacrifiait à nouveau au rite du diaporama, il est tombé en extase devant un portrait de MmePasContente, et s'est écrié : "Il est beau, Maman !".
Syntaxe approximative, mais effort méritoire et intention claire...

Le Troll, mi-Taz mi-angelot, est une créature bien attachante.

Posté par Old Trum Trum à 10:34 - OTT Stories - [7] pensées profondes (ou pas)
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