12 mai 2008
Notes pour moi même
Me souvenir d'acheter 5 litres de dissolvant
et deux kilos de coton pour ôter les nail-patch de chez Sephora
(super bien au demeurant).
Me souvenir que ce n'est pas parce que les gens me téléphonent qu'ils ont forcement envie de me parler.
Me souvenir que certaines question qui me paraissent anodines et relevant de la simple politesse peuvent me valoir un gros râteau dans ma pomme sans rien n'avoir vu venir.
Me souvenir d'arrêter d'essayer traiter les gens comme je voudrais qu'ils me traitent : moins d'efforts pour moi, pour un résultat iso. Ou alors c'est que je ne sais pas m'y prendre.
Me souvenir que, surtout à mon âge, je suis tout à fait capable de prendre des décisions. Je suis CAPABLE de CHOISIR et d'ACHETER une putain de machine à laver TOUTE SEULE. Tout le monde s'en contrefout et personne ne me punira (sauf le Casse-Pieds, mais j'ai l'habitude, et puis après tout, il a donné son feu vert).
Me souvenir que ce n'est pas la faute des autres si j'ai plus besoin d'eux qu'ils n'ont besoin de moi. Et l'accepter.
Me souvenir que les compulsions d'achats ne remplissent rien d'autre que les poches du vendeur.
Me souvenir que c'est sûrement parce que j'ai la folie de la persécution que j'imagine des trucs.
Me souvenir que je n'ai qu'a fermer les yeux pour trouver l'infini...
14 mai 2007
Tsss Tsss Tsss
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Mes Chers Compatriotes,
Je dois vous avouer que j'ai été sincèrement surprise par les propos que j'ai pu lire sur la toile suite au match Chapi vs Chapo. A vous entendre tous, Chapi aurait du passer avec une large majorité des voix. Cela m'a furieusement ramené 5 ans en arrière, au lendemain du premier tour et de l'éviction d'un autre postulant. Éviction surprenante (?) au vu des réactions post-résultats. Permettez-moi de vous dire qu'il y en a certainement parmi vous qui n'ont pas le courage de leurs convictions.
Rassurez-vous, je n'ai pas l'audace de vous juger (merci de faire preuve d'autant de mansuétude).
J'ai donc été choquée par certains propos tenus. Non pas que je sois outrée par les convictions exprimées, mais plutôt par l'intolérance & la véhémence (la bêtise ?) avec laquelle elles le sont. J'ai pu lire de-ci delà, des propos tels que "j'ai honte d'être français", voire, sur le blog d'une cagole finie, "je vais changer de région, car ici, les gens ne pensent pas comme moi". Le summum du pompon restait à atteindre sur un autre blog ou les commentateurs invectivaient violement une commentatrice dont les idées n'étaient pas les mêmes que les leurs : "si t'es pas d'accord avec nous, t'as qu'a aller sur un blog qui soutiens Chapo" (je n'ai volontairement pas choisi le commentaire le plus violent).
Je ne fais l'apologie ni de l'une ni de l'autre : les urnes ont parlé, et nul n'a le pouvoir de remettre un poussin dans son œuf. Ce qui me navre au plus haut point c'est l'ambiance d'un mauvais match de foute qui a régné pendant une semaine. Et j'ai bien peur que cela ne soit pas fini.
En France, nous avons la chance de pouvoir nous exprimer librement : c'est la démocratie. Par contre, à partir du moment où l'on commence à se taper dessus, c'est la porte ouverte à l'extrémisme et par voie de conséquence la dictature : ce n'est pas parce qu'on crie plus fort que l'on a raison. Restons courtois, et je n'aurais plus honte de dire : "je ne suis qu'humaine…".
Heureusement, il en reste certains qui malgré leur déception restent mesurés dans leurs propos. A ce sujet, allez lire le "billet triste" de Mariec62, et vous verrez un très bel exemple de dignité, certains devraient en prendre de la graine.
En conclusion, permettez moi de citer une très belle phrase qui devrait faire réfléchir les protagonistes de cette histoire :
Il y a plus de larmes versées sur les prières exaucées que sur celles qui ne le sont pas.
Celui ou celle qui en trouve l'auteur gagne son poids en promesses électorales…
PS : sachez que si vous n'êtes pas d'accord avec moi, vous n'êtes que des nazes, parce que c'est MOI qui ai raison.
PS2, pour ceux qui ne sont pas très vifs en ce lundi matin : la phrase ci-dessus est totalement ironique, et je n'en pense pas un mot (quoi que…).
27 avril 2007
...[sad]...

27 mars 2007
Pas du tout, pas question
Étant donné que mon vieux trumeau de mère a récupéré sa fille préférée,
Étant donné que le Tilou refuse de se raser,
Étant donné que j'ai du boulot par dessus le museau parce qu'une de mes collègues est partie pondre,
Étant donné que j'en ai MARRE paske je suis FATIGUÉE et que je voudrais des VRAIES VACANCES (pas comme celles de dans 15 jours qui serviront à gardienner le Troll),
Et ben je met ce blog en GRÈVE.
Voilà, pas de préavis, c'est comme ça, et pi c'est tout (bon, sa s'trouve, yaura un post demain, paske aussi, en plus du reste, j'suis lunatique)
31 janvier 2007
Faille temporelle ?
Je dois être tombée dans la quatrième dimension.
J'ai une hernie discale carabinée, mais je m'en fous, je ne sens rien.
J'ai 9 de tension, mais je m'en fous, je ne sens rien.
J'ai du boulot par-dessus la tête, mais je m'en fous, je peux toujours insulter mes collègues.
J'ai le pire Troll de la planète, mais je m'en fous, je l'aime quand même.
Je me suis disputée avec MamieTornade, mais je m'en fous, cela ne me fait plus rien.
Question subsidiaire : qui a drogué mon café, et avec quoi ?

30 novembre 2006
...---...
Ma laïfe se barre en sucette...
16 novembre 2006
Il y a une semaine...
... j'avais décidé, suite à cette annonce, de me prendre une p'tite récup d'une demi-journée pour rencontrer la talentueuse CuillerEnBois.
Sauf que, manifestement, les hautes instances qui régissent le monde n'avaient pas l'air d'accord.
D'abord, et pour commencer, le billet à tarif réduit commandé une semaine avant n'était toujours pas livré le jour dit. Un petit coup de fil plus tard, il s'avéra que la commande était bien arrivée, avec le chèque, avec l'enveloppe timbrée pour réponse, mais que les commandes par courrier prenaient 15 jours. Nakkoor (copyright Drine)… "On fait quoi maintenant ? Z'auriez quand même pu vous rendre compte que conforexpo, ça dure pas 3 semaines, nom d'un chat !" "Passez donc à notre officine, accessible uniquement à pieds, avec une possibilité de parking gratuit pour 30 minutes à proximité, vous savez, le parking machin..."
Bon sang oui, je le vois le parking machin, c'est celui qui ressemble à un tire bouchon, que chaque fois que j'y rentre, j'ai la gerbe… Et cerise sur le macdo, il est quasiment impossible de s'y garer puisque les places sont trop petites, qu'il n'y a pas la place de manœuvrer et qu'il est complet 23h30 sur 24.
Anyway, j'ai dis à Gloria que j'irais, et J'Y SERAIS.
Arrivée au tire-bouchon, miracle, il reste 10 places disponibles sur les 458. Arrivé au niveau -6 (sur 7, sachant que le 7ème est fermé pour travaux), une place. Je vérifie qu'il ne me soit pas poussé des cornes, et je la prends. Ensuite, il faut réussir à monter dans un ascenseur déglingué… Mission accomplie, je me dirige vers l'officine susmentionnée. Je sonne, on m'ouvre, et je me tape 2 p*tins d'étages à pieds sans ascenseur. Une pensée me traverse l'esprit : et si j'étais en fauteuil roulant, comment que je ferais ? Je monterais à reculons sur le cul ?
Bref, j'arrive au contiche, et là, il y a un c0nnard qui bloque la file. Et qu'il veut 25 places de ceci, et 12 de cela, et par hasard, est ce qu'il ne resterait pas 4 de ça, ou plutôt 5, mais non c'est pas possible, j'ai pas le même total que vous et mon chèque est déjà établi. La gueule du "bref".
Arrive mon tour, j'ai ma place, et on me restitue mon enveloppe timbrée (bon point, mais cela ne rattrape pas le reste).
Cela fait facile 20 minutes que je suis entrée dans le tire-bouchon. Vite valider le ticket de sortie, et se magner de sortir. Tire-bouchon dans l'autre sens, le cœur au bord des lèvres.
Me voilà donc prête à me rendre à cette p*tin d'expo de merde que je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête pour dire que j'irais, je suis trop conne.
Bouchon. Bouchons. Bouchonsssss. Un bus a eu l'idée magnifique de cartonner chépakoi (un vélo ? une moto ? un piéton ?), sobrement aidé dans sa tache par un camion.
La rage m'étouffe presque. Zen, restons zen…
Arrivé au parking, je choisis une entrée au hasard : la H. Je me gare. Je me dirige vers l'entrée des exposants. Merdum, c'est pas mon jour. Tant pis, je tente l'entrée G : elle est fermée. La F peut être ? Non, non plus. Allez, je marche, je marche (j'ai mal au dos) et je rentre par l'entrée A.
Je rentre dans le Hall 2. Chouette, des kankipa (camping-cars en langage de Troll). Avec papi et mamie qui visitent. Trop ils ont de l'humour les pépés et mémés, et en plus ils marchent super vite et ne bouchent pas le passage.
Je passe dans le Hall 1. Chouette, encore des kankipa… Et puis aussi des roulottes (mobil-homes pour les non initiés), et puis soudain, des batals de partout… Bon, là, ça m'escagasse un chouïa… Un plan, vite avant que je tue une p'tite vieille (ou un de ces vendeurs mielleux que je haïs de tout mon être).
Bonne nouvelle, l'espace des loisirs créatifs est dans le Hall 3. A l'opposé total de là ouske je suis. Et loin, loin, loin… Je marche, je marche, je marche, en me retenant d'invectiver les personnes n'ayant pas résisté au plaisir de venir avec enfants en bas-âges et poussettes bien encombrantes. Si je me mors la langue, c'est sur, je meurs d'empoisonnement illico.
Et vazy que je traverse l'espace piscines, l'espace canaprouts (j'ai jamais vu autant d'horreurs réunies au mètre carré) , l'espace cuisines équipées. Vu mon air renfrogné, personne ne m'aborde : j'en ai de la chance dans mon malheur, nan ?
Le Hall 3 est en vue. Il reste à traverser l'espace "sports" yeurk.
Ayé, j'y suis.
Gloria est là, en train de donner un cours.
La pintade chargée de récolter les fonds permettant d'assister au dit cours me dit qu'elle a bientôt fini. Je diagnostique bien vite un état de mythomanie pathologique. Je vais rester 3/4 d'heure derrière la barrière, comme une vache dans son champ qui attend que le train passe. Ai-je déjà précisé que j'ai mal au dos ?
Ma légendaire patience est récompensée. Je rencontre la CuillerEnBois et aussi Babsy.
Il y a un café tout à côté : allons en prendre un (c'est Babsy qui régale, la gentille !). Evidemment, il faudrait voir a se faire un peu respecter par le personnel, mais franchement, je ne voudrais pas faire trop mauvaise impression devant mes nouvelles copines en étalant les infinies variétés de mon vocabulaire fleuri à la face de ces mal-embouchés.
On rigole, on s'amuse, mais c'est pas tout ça, il faut bientôt rentrer chez soi.
Un petit tour des différents stands avec Babsy, un achat d'un petit train pour le noyel du Troll et on cherche la sortie.
Je vous épargne l'histoire de ceux qui nous attendaient dehors, voulant nous faire signer limite de force une pétition contre le viol en Afrique. C'est bien clair, je suis contre le viol (en Afrique, ou même ailleurs). A mon avis, on devrait au minimum émasculer les violeurs. Mais je ne signe pas n'importe quoi et j'ai une saine horreur du prosélytisme agressif (copyright OTT).
La GrognonMobile est garée un peu plus loin. Sur le chemin, une nouvelle rencontre inoubliable : un brancos qui me demande de lui donner mon ticket parce qu'il ne veut pas payer 6.2€ pour 30 minutes. Sauf que mon ticket a été amputé de moitié et pour cause : je m'en suis justement servi pour entrer. J'essaye de lui expliquer que même si quelqu'un lui donne sa moitié de ticket, il ne pourra pas rentrer, mais manifestement son tableau électrique a sauté depuis belle lurette, les plombs ont fondus, les connexions sont toutes bousillées.
Je suis arrivée à sortir du parking, et c'était pas gagné d'avance…
Et le lendemain, j'ai lu ça avec délectation, en me disant "j'étais là (derrière ma barrière, jolie petite vache que j'étais) quand la photo a été prise" :
See you soon les filles !
04 octobre 2006
Ca va bien, là, maintenant...
J'en ai marre.
Je suis fatiguée, épuisée, ereintée, enervée, stressée et surtout bien emmerdée.
Malheureusement pour vous, je ne vais pas m'appesantir sur les détails, bien que je pourrais vous noyer sous une logorhée qui vous ferait joyeusement ricaner derrière vos pc (ou vos mac, je suis pas xénophobe), bande de sadiques.
Sachez seulement que je déprime à l'idée d'avoir laissé s'amonceler les commentaires.
Sachez également que cette salope de GrognonMobile a des ennuis de thermostat (vive les vw aircooled).
Et que la cerise sur le macdo, c'est quand je me suis retournée un ongle (avec l'aide du Troll, qui n'est pas totalement innocent dans cette histoire, voire carrément coupable).
Mais relativisons, tout cela n'est rien, la mort me délivrera.
Et voyons les choses du bon côté, j'suis en récup vendredi ET lundi...

PS : c'est pas pour de vrai, hein...
12 septembre 2006
Jusque ou s'arrêter
Là, je prend clairement mon cas pour une généralité...
L'auteure de blog que je suis est sans cesse tiraillé entre l'envie de dire et la nécessité de taire. L'envie de raconter des trucs personnels et la nécessité de garder un jardin secret. Je ne me voile pas la face, je sais que des personnes qui me connaissent lisent ce blog. C'est peut être là que le bât blesse. N'étant pas complètement schizophrène, j'ai parfois du mal à me glisser dans la peau de Madame Pas Contente. Surtout en ce moment. En ce moment, ne me demandez pas pourquoi, je suis juste moi. Et le 'juste moi' est, à mon avis, bien moins intéressant que son alter ego blogguesque.
Heureusement, il y en aura toujours qui diront qu'ils/elles aiment mon 'juste moi'. Et je les remercie ;-)
Mais mon 'juste moi' a des préoccupations bien plus terre à terre. Des préoccupations de "j'ai pas fait la liste de courses", de "keskonva bien pouvoir manger ce soir", de "mince j'ai encore grossi, ça me débecquete de devoir me fringuer en 44", de "pétard, il me faudrait des pompes neuves, même si j'en ai déjà 35 paires", de "zut, c'est vraiment la foire dans la MaisonDuBonheur", de "il faudrait vraiment que j'aménage et range le bureau", de "je voudrais pouvoir dépenser plein de sous chez hic et ha" voire de "tiens, ça fait un an que nous avons emménagé, et je n'ai jamais fait les vitres"...
Et puis mon 'juste moi' doute. Mon 'juste moi' n'est dramatiquement pas sur de lui, mon 'juste moi' et une petite chose fragile. Ça, c'est du scoop...
Mon 'juste moi' a curieusement du mal à se remettre des vacances. C'est comme si j'étais plongée dans une piscine, et que je n'arrivais pas à remonter à la surface. Je suis fatiguée, lasse, sans peps, sans moyen de donner vie à mes envies (ça ressemble furieusement un slogan de pub ça, non ?). Les jours se suivent et se ressemblent, et aucun de me donne l'envie de voir le lendemain.
Alors, j'espère que vous pardonnerez mon 'juste moi' de n'être que lui même en ce moment, et que vous saurez patienter pour le retour de la Pas Contente.
Voilà, c'était la première note à la première personne (donc un peu plus personnelle ?). A toutes fins utiles, je rajoute que je ne suis pas déprimée. C'est juste un passage "sans", et ce n'est pas la peine de vous en inquiéter.
Ah oui, et des bises aussi...




